Fille d’un horloger et héritière d’une maison fondée en 1955 par ses parents, Jean-Claude et Rita, sur le boulevard Monk à Montréal, Carmen Rivet a passé près de quarante ans à faire de la Bijouterie Rivet, à Saint-Lambert, bien plus qu’une simple adresse : un lieu emblématique.
Diplômée en gemmologie du GIA avec la plus haute distinction, enseignante au Collège de Maisonneuve pendant douze ans et co-conceptrice du programme de gemmologie des cégeps du Québec, elle a formé toute une génération de professionnels avant même d’avoir achevé de bâtir son propre héritage. Experte désignée par les tribunaux pour la GRC, la Sûreté du Québec et le SPVM, elle a également agi en tant que témoin d’expert — preuve que, dans ce secteur, sa parole a toujours eu le poids de l’or.
Sur la scène nationale, elle est devenue en 2004 la première Québécoise à occuper le poste de présidente de l’Association canadienne des bijoutiers. Son mandat a été marqué par des avancées concrètes : la suppression de la taxe d’accise fédérale sur les bijoux et la représentation du Canada sur la scène internationale au sein de la CIBJO. Au cours de son parcours, elle s’est rendue dans des mines de diamants et d’or au Botswana, en Namibie et en Afrique du Sud à l’invitation de De Beers — un voyage qui n’appartient qu’à elle seule.
Membre du 24KT Club canadien, directrice du Code de conduite canadien sur les diamants, et vice-présidente du Centre canadien d’évaluation des diamants — les distinctions sont nombreuses, mais c’est sans doute le Prix du président, décerné en 2022 par l’Association canadienne des bijoutiers, qui résume le mieux ce qu’elle incarne : une carrière entièrement consacrée à l’éthique, à l’expertise et à la réputation d’un secteur.
Cette année, Carmen Rivet entame un nouveau chapitre. La connaissant, ce sera une réussite.
Nous lui souhaitons tout ce qu’elle a donné aux autres : la passion, l’excellence et un peu d’éclat.